vendredi 31 mars 2017

Sens interdit



Voilà,
ce qui fait qu'une photo me semble intéressante, je ne le sais pas vraiment. Celle-ci, je l'ai prise parce que je me sentais tout à fait étranger à ce paysage urbain. C'est une partie de Paris où je ne me rends que très rarement, et lorsque j'y vais c'est un peu une corvée. Pour moi, c'est à l'autre bout de la ville. Ensuite l'aspect décrépit de ce bâtiment voué à une destruction prochaine avec cette affiche en trompe-l'œil dans l'embrasure d'une porte condamnée, m'a retenu comme autrefois les bâtiments en ruines du quartier où j'habite depuis longtemps et qui a été totalement reconstruit dans les années 80. La photo a toujours à voir avec ce qui apparaît-aussitôt-disparaît et donc avec l'occasion qui jamais plus ne se reproduira telle quelle. Et puis cet instantané, je l'aime autant pour l'état dans lequel je me trouvais (l'Einstellung dont parle Wenders), mélange, ce jour là, de fatigue et de félicité, que pour le jeu des lignes et les détails que j'y vois et me paraissent absurdes. En outre, cette image, je l'ai immédiatement imaginée en noir et blanc, c'est à dire que j'ai anticipé le rendu de la composition, la transcription possible de ce que je voyais tout en appuyant sur le déclencheur. Peut-être la réalité rejoignait elle simplement quelque chose que j'avais déjà en tête, la sensation que tout ce que j'aperçois désormais relève des "pictures of the gone world", titre du plus célèbre recueil de poèmes de Ferlinghetti, qui m'a par ailleurs toujours fasciné, même si ce n'est pas le monde qui s'en va, mais moi qui, à plus ou moins brève échéance, serai inévitablement amené à le quitter. Linked with the weekend in black and white)

mardi 28 mars 2017

Sombre Reptile


Voilà,
la vie moderne, avec les machines qu'elle met à disposition permet de supporter les insomnies, du moins de les rendre un peu productives. De la nuit parfois, émergent des créatures monstrueuses comme surgies d'un âge antédiluvien. Il en est qui me rappellent celles que peignait Gérardo Chavez, un peintre péruvien dont j'avais découvert les œuvres à la Galerie Jean-Claude Gaubert vers 1973 ou 1974. C'est l'époque où j'ai commencé à oser franchir le seuil des galeries. J'avais même été lui rendre visite dans son atelier situé dans un immeuble du Boulevard Brune, près de la porte de Vanves. Le fait qu'il fut étranger, me rendait peut-être plus facile la rencontre, je ne sais pas. Il m'avait offert un livre où étaient reproduits quelques uns de ses pastels, et m'avait fait un dessin sur la page de garde. Bien sûr je le possède toujours. Consultant ce catalogue j'y trouve à la fin, un poème qu'il a écrit et que j'avais oublié : "Rappelons nous du grand sommeil. Nul ne pourra te séparer de ces fantômes dans ton propre miroir, spectateurs des autres, refusant ta douleur. Née comme un rêve de batailles, infatigable résurgence des tréfonds, la forme s'épanouit." 



vendredi 24 mars 2017

Monde Ancien


Voilà,
c'était il y a longtemps, un hiver, à Gray (Haute-Saône) dans un dépôt de locomotives et de michelines abandonnées. Ensevelis sous la neige les vestiges d'un monde ancien. je ne suis jamais retourné là-bas, mais déjà au début des années quatre-vingt-dix du siècle dernier, cette ville autrefois prospère (jusqu'à 1918, cela avait été un port fluvial important en France) dont la population ne cesse depuis de vieillir et de décroître donnait l'impression d'être en grande déshérence. J'ai passé beaucoup de temps et fait quelques photos dans cette gare abandonnée avec ces machines qui ressemblaient à celles du train électrique de mon enfance... (Linked with the weekend in black and white)

mercredi 22 mars 2017

the gay deceiver


Voilà,
il y a une photo de Weegee qui s'appelle "The gay deceiver" et j'ai toujours été frappé par le fait que l'homme en question ressemblait à mon père jeune. Bien sûr ce dernier n'est jamais allé aux Etats-Unis (les seuls voyages qu'il a faits lui étaient "offerts" par l'armée). Celles qui est en haut a été prise quelques temps avant son mariage vraisemblablement dans le courant de l'année 1953. Il fait le pitre, il ne sait encore rien de la guerre pour laquelle il va partir début 54 huit jours après son mariage. Il est jeune et insouciant. Il doit souvent rire bêtement à des blagues triviales. Sur cette photo trouvée parmi d'autres entassées pêle-mêle dans une vieille boîte à biscuits en fer blanc, la ressemblance avec mon frère cadet est assez frappante, en particulier quelque chose dans la bouche. Je ne sais pas qui est cette femme plutot moche avec laquelle il danse.


lundi 20 mars 2017

Officiellement c'est le printemps


Voilà,
il paraît qu'aujourd'hui c'est le printemps. Il faut se méfier de ce que l'on essaie de nous faire croire. Tout à l'heure en sortant de la maison de la radio où je suis allé enregistrer un voice-over, je supportais bien ma parka et sa doublure en polaire. Bien que je n'avais guère envie de traîner à cause d'un petit vent froid, j'en ai tout de même profité pour faire quelques photos avant de retourner à la maison. J'aime bien cette perspective de la tour Eiffel. Les rails, les tours du front de Seine, les passerelles et les poteaux métalliques. Ce n'est pas que je trouve ça beau, mais il y a une âpreté séduisante dans cette vue de la tour qui n'est pas celle des cartes postales. Ce cadre bien sûr, je l'ai déjà pris plusieurs fois, sous des lumières différentes. Mais là, il y a une certaine gravité, quelque chose de gris et de menaçant qui s'accorde bien à ce que je perçois des temps obscurs que nous traversons. Parce que c'est sûr qu'on ne va pas trop se poiler dans les semaines qui viennent. On va en entendre des conneries et des promesses et des déclarations péremptoires. Et je crains que les mois suivants risquent d'être un sacré foutoir, en tout cas pas très favorables aux flâneurs de mon espèce. Ce n'est pas que je me complaise dans les humeurs sombres, mais tout de même il n'y a pas beaucoup de motifs de se réjouir non ? Ah si j'en ai entendu une bonne à midi sur la chaîne culturelle. Dupont-Aignan, ce politicien qui ne cesse de se plaindre de n'être pas considéré comme un grand candidat a, paraît-il annoncé dans son programme, qu'il souhaitait envoyer les français islamistes qui ont combattu en Syrie aux Iles Kergelen. Déjà, je ne sais pas combien de maçons accepteraient d'aller se geler les burnes pour y construire un bagne, mais en plus je ne suis pas certain qu'il y a beaucoup d'amateurs de vent de pluie et de froid qui accepteraient d'aller faire les garde-chiourmes là-bas.

dimanche 19 mars 2017

Café Campana au Musée d'Orsay


Voilà,
"il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente", c'est la phrase gravée au dessus de la porte cochère du quai Bourbon sur l'île Saint Louis où Camille Claudel avait son atelier. J'y songeais dans le cadre pourtant paisible du Café Campana situé tout en haut du musée d'Orsay. Cette phrase je pourrais la faire mienne tant il me semble être depuis longtemps dans cette disposition d'esprit. Qu'est-ce donc que cette absence pour moi ? Vraisemblablement, cette période lointaine, où sans pensée conceptuelle, alors que je n'étais qu'animal je me suis éprouvé sans aucun effort comme accompli Oui, il y eut donc un temps où je n'étais que perception pure, accord parfait avec le monde, conscience sans entrave. Le tourment tient au fait que jamais plus cela ne sera. Bien sûr, et c'est une chance, cette sensation fantôme, si lointaine, affleure en de rares moments, ou plus précisément ressurgit parfois de façon trop fugitive, dans ce corps, ce même corps pourtant si différent alors, qui ressentait ne faire qu'un avec le monde. Mais si cela revient parfois, c'est seulement comme un écho ténu, une trace ineffable pareille à un léger cirrus qui s'évanouit dans le bleu du ciel, ou à un parfum qui ne fait que passer et se dissipe aussitôt. Ce qui s'absente de nous à un moment de notre vie, et ne cesse ensuite de tourmenter les êtres doués de sensibilité, c'est l'innocence, l'innocence des bêtes que nous étions encore avant que ne viennent les mots.

mardi 14 mars 2017

Paradoxe


Voilà,
de bon matin à La Défense, sur un écran géant est projeté le trailer du film "Patriots Day". On y aperçoit des personnes couchée à terre, certaines blessées. "Multiples explosions, on a besoin d'aide" est-il écrit sur la bande de surtitrage. En-dessous des femmes passent, se rendant sans doute à leur travail. Un SDF assis sur les marches fait la manche ou ne fait rien. Outre l'obscénité de transformer en spectacle les catastrophes récentes, l'industrie du divertissement n'hésite pas à en faire la promotion sur les lieux mêmes où de possibles attentats sont à redouter. C'est en effet ici après les massacres de Novembre 2015 à Paris, que devait avoir lieu un autre projet criminel qui fut découvert juste à temps. D'ailleurs, ce n'est jamais sans une certaine appréhension que je me rends là-bas, quand il s'agit pour moi d'y travailler.

samedi 11 mars 2017

Rosée du matin


Voilà,
en d'autres temps j'aurais pris un livre de chevet. Là, après m'être absorbé dans la contemplation de l'ombre de la rosée du vasistas projetée sur le mur, je me suis attardé sur le blog d'E. que je ne connais pas, mais dont les textes et les citations m'intriguent. Une petite allusion à la fermeture des magasins généraux me fait comprendre qu'elle est paloise. Peut-être nous sommes nous déjà croisés sans le savoir quand je m'y rendais si regulierement l'été. C'est une ville où j'aurais bien aimé me retirer. Mais je ne me retirerai vraisemblablement jamais nulle part. Je continuerai vaille que vaille. Il n'y aura pas de répit. C'est comme ça pour les cigales. Donc, j'ai cheminé à rebours traversant quelques mois de son existence. J'ai retrouvé l'odeur des vieilles cuisines, les senteurs des sentiers pyrénéens, le vent du grand large sur les chemins côtiers, repensé à l'école de mon enfance landaise où la vie s'écoulait apaisée et riche de possibles. Pendant une petite heure j'ai voyagé entre curiosité indiscrétion et nostalgie imaginant parfois une possible autant qu'improbable amie (paradoxe de ces étranges objets que sont les blogs, publications à la fois intimes et extimes qui nous rendent familiers des inconnu.e.s parfois très lointains) en passant de page en page comme un promeneur qui chemine dans le lit d'un calme torrent l'été et saute de rochers en rochers (Ah les excursions estivales dans les gorges de la Nartuby avec Agnès, Gérard, Delphine et Didier). Ces dérives dans les blogs des autres me plongent parfois dans la vertigineuse rêverie des virtualités inaccomplies. Ainsi sans doute à l'heure présente serais-je autre, ailleurs c'est certain et peut-être même d'une matière différente si un soir, autant par désœuvrement que par devoir, je ne m'étais rendu dans ce théâtre pour y assister à un spectacle dont je ne pouvais imaginer qu'il influerait à ce point sur le cours de ma vie.

vendredi 10 mars 2017

Boire à la Source voluptueuse d'Autrefois


Voilà,
Je me réveille et aussitôt je mets France Musique. Le trio Altenberg joue des pièces de Mendelssohn pour piano, violon et violoncelle. Je ne connaissais pas, c'est beau. Je pourrais me rėjouir de cette trouvaille que cela soit mon bonheur du jour et m'en satisfaire. Parfois j'essaie de croire que la musique va me protéger du monde, des mots, de toutes ces conneries propagées à longueur de journée sur les ondes et les medias de toutes sortes, qu'il va m'être possible d'échapper aux prises de positions des uns et des autres. Mais je suis à la merci des réseaux sociaux (que je consulte tout de même sachant pourtant qu'ils sont aliénants et déprimants) autant que de ma propre conscience historique : je sais que dans les années trente à quarante, la musique ne protégeait de rien. On interdisait de jouer Mendelssohn en Allemagne au prétexte qu'il était juif, et dans les camps de concentration on faisait interpréter la grande musique allemande par des orchestres de déportės avant de les gazer. Je voudrais me soustraire à la bêtise politique et plus généralement à la cruauté du monde et au pressentiment des temps obscurs qui semblent s'annoncer. Mais je sais que c'est illusoire. Tout comme échapper aux pensées morbides parce que de plus en plus de gens qui furent plus ou moins proches à différents moments de ma vie disparaissent ou sont très malades. Et les douleurs de mon corps dont je ne sais si elles sont prėoccupantes ou normales, d'elles aussi je me passerais bien. En ce sixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, je ne parviens pas à songer à l'avenir avec sérénité ou même indifférence. Je ne parle pas du mien, mais de celui de ma fille et des enfants de mes amis. Je dois avancer vers ma vieillesse incertaine avec toutes ces inquiétudes. Le monde que j'ai connu s'effondre, tout comme disparaissent les valeurs qui m'ont en partie constitué. La nation où j'ai grandi semble renier sa devise inscrite au fronton des mairies. La radio continue de diffuser des pièces de Mendelsshon, ce sont les romances sans paroles pour piano seul. Il faut que je me lève, que j'aille travailler. Me reviennent en mémoire, sans que je puisse me l'explique des choses vues et entendues il n'y a pas si longtemps qui demeurent effrayantes. L'homme par exemple croisé il y a deux ans près de la gare Montparnasse alors que non loin les cheminots défilaient pour leurs revendications. Il disait à son copain que lui il avait deux modèles dans la vie : Hitler et Napoléon. Je m'étais mêlé à la conversation et lui avait demandé un peu plus sur Hitler, il m'avait expliqué que Hitler était un grand homme parce qu'il avait rétabli la situation économique dans son pays en 5 ans. Là je m'étais senti impuissant devant la force brute de la connerie. Mes livres, ma bibliothèque ma faculté d'analyse, ne m'étaient d'aucun secours. J'avais bien tenté quelques arguments mais aussitôt j'avais renoncé. Une sorte d'accablement m'avait envahi, comme lorsque j'avais vu dans ma rue ces deux noirs s'engueuler. L'un vêtu d'une combinaison verte de la mairie de Paris essayait d'empêcher l'autre au volant d'une BMW de se garer sur une place réservée aux handicapés. Le conducteur avait traité l'employé de la ville de pauvre nègre bon qu'à ramasser les poubelles. J'avais observé ça un peu interdit. Aujourd'hui, dans ce pays près de cinquante pour cent des gens hésitent dans leur choix entre deux genres d'escrocs, tous deux à la tête de partis devenus quasiment maffieux. Ce qui reste de la gauche se déchire malgré la consternation des quelques qui s'y reconnaissent encore. Les sociaux démocrates se laissent abuser et se jettent dans les bras d'un jeune arriviste qui dit tout et son contraire, et qui est l'otages des banques et des grands industriels. Le fascisme n'est même plus rampant, il s'affiche sans complexe  dans les commisssariats, et dans les émissions de la télévision publique. Parfois, j'ai l'impression que je vis dans un monde en train de sombrer irrémédiablement dans le chaos et le non-sens. Je voudrais retourner à Venise, "boire à la source voluptueuse d'autrefois" comme l'a si joliment écrit Thomas Mann (Linked with the weekend in black and white

mardi 7 mars 2017

Quai St Michel


Voilà,
c'est un petit rituel depuis que je tiens ce blog : chaque année j'annonce l'éclosion de mon forsythia. Dans le milieu de l'après midi, il était tout fleuri. Je n'y avais pas vraiment prêté attention ces jours derniers. J'ai la tête ailleurs. Ou bien nulle part. Quoiqu'il en soit c'est la première fois que ses petites fleurs jaunes apparaissent aussi tôt dans l'année. Et chaque chaque fois à cette occasion je repense aux routes des Landes jaunies par le pollen des genêts. Sinon aujourd'hui je me suis promené du côté de l'île St Louis après être allé voir une exposition sans grand intérêt au Musée Cognacq-Jay où je n'étais encore jamais venu. Au retour je suis passé devant la maison où vécut Vladimir Jankélévitch, 1 quai au fleurs sur l'île de la Cité. Il y avait, en dépit du ciel couvert, un petit air de printemps dans l'air. J'ai poursuivi jusqu'a Saint-Michel et vu au passage cette pub au cul d'un bus. Il n'y a pas que Notre-Dame et les bouquinistes. C'est aussi ça Paris, de nos jours. La vulgarité s'affiche partout. A la veille du 8 Mars journée internationale du droit des femmes, on se rend compte que cette cause est encore et  plus que jamais à défendre.

vendredi 3 mars 2017

L'après-midi du premier jour


Voilà,
c'était l'après-midi du premier jour, l'étonnement d'être à nouveau là, après tant d'années. Un peu hébété, à cause du voyage, ma fille à mes côtés. Heureux, mais toujours ce fond de mélancolie teinté d'une vague inquiétude qui jamais ne me quitte. Très vite nous nous sommes éloignés de la foule, vers les petites rues, filant vers le Castello où nous avons senti la nuit tomber alors que nous abordions une piazetta non loin de Santi Giovanni e Paolo. On ne se perd jamais dans Venise, on s'égare. (Linked with the weekend in black and white)

mercredi 1 mars 2017

Tentation de Saint Antoine (4)


Voilà,
je continue avec mes tentatives de "Tentation de St Antoine". Je recommencerai tant que je pourrais. C'est un motif d'exploration intéressant dont pour le moment je ne me lasse pas. Pour suggérer les visions à connotation sexuelle qui assaillent et submergent le Saint, l'utilisation du procédé de l'image cachée dans l'image rend plus encore prégnante le caractère incertain et obsédant de la vision. Il permet en outre de jouer sur l'illusion que le paysage tout entier devient l'objet d'une hallucination. Dans ma jeunesse, j'ai passé de nombreuses heures - et parfois sous influence - à contempler la reproduction de la tentation peinte par Grünevald, qui selon moi est de loin la plus réussie, en particulier grâce à ses monstres, même si celle de Jérôme Bosch est aussi très impressionnante. Je me suis d'ailleurs souvent demandé si les farines de seigle avec lesquelles on fabriquait le pain, et qui sans doute étaient souvent contaminées par un champignon parasite dont les effets sont comparables à ceux du LSD, parce qu'ils en contiennent le principe actif, ne sont pas la cause de ces représentations monstrueuses, si fréquentes au moyen-âge en particulier pour décrire les enfers aux frontispices des cathédrales, ou sur les gargouilles. La version que je propose là s'inspire d'un tableau observé il y a quelques temps à la Ca' Rezzonico de Venise, dont j'ai plus ou moins reproduit le personnage central.